Initiative privée et intérêt public

Mécènes, sponsors, et partenaires publics dans les Alpilles


Créé en 2010, le Festival a-part
est une initiative privée recevant l’appui des collectivités. Ce rendez-vous phare de l’art contemporain en Provence est totalement gratuit pour mieux privilégier le dialogue
entre les artistes et le grand public.
Sa 3e édition se déroule sur dix communes des Alpilles.

De nouveaux territoires artistiques sont inscrits au programme des neuf sections conçues pour faciliter le parcours :
Céramiques contemporaines – México 2012 – Grands et petits véhicules – Discussions animées – Nuits a-part – Émergence 2012 – Incontro – Street artists – In or Out.
Ces sections forment un monde dans lequel des curateurs invités guident les festivaliers. Les champs artistiques explorés sont surprenants : installations, propositions, commandes privées, expositions nées du Festival même. L’édition 2012 est la conjonction de tous ces mondes et, durant 4 semaines, offre à chaque section son moment.

Pour dynamiser les échanges et favoriser la pluralité des propositions artistiques, il faut être vigilant et renforcer les liens entre artistes, partenaires et amateurs d’art. Les personnalités du monde de l’art contemporain qui ont accepté le rôle de curateur le savent. Artistes, critiques, écrivains, collectionneurs ou commissaires d’expositions, chacun convie des artistes à intervenir dans une trentaine de lieux d’exception, tant intérieurs qu’extérieurs, tout en restant à l’écoute des partenaires.

Les partenaires publics et privés s’impliquent pour favoriser l’accessibilité à tous, les échanges entre la population locale, les artistes et les visiteurs. À l’instar de “Marrel”, lieu de rencontre tenu par un collectif pluridisciplinaire (architecture, décoration, design, gastronomie), ouvert à tous durant le festival, à Saint- Rémy-de-Provence. Parallèlement « Les Amis du Festival a-part », constitués en association loi 1901, entretiennent le lien entre les mécènes, les partenaires privés, les élus, les institutions et le public.

Un logo pluriel, proposé par Philippe Cazal, offre une nouvelle lecture de l’anagramme du Festival Alpilles-Provence’Art. L’image, entre étendard et cerf-volant, reflète l’esprit libre du Festival et se décline en autant de couleurs que de sections à découvrir.

Les outils de communication, régulièrement mis à jour, sont destinés à porter l’information vers ceux qui désirent nous suivre en direct. La publication d’un catalogue-guide en amont du Festival accompagne les interfaces sur le Net administrées par une équipe de jeunes artistes graphistes et les films retraçant les temps forts de ce rendez-vous que Ben décrit comme une chasse au trésor.

Le Festival a vocation à se renouveler continuellement dans des invitations “surprises” ou le soutien de causes humanitaires, tel le Projet Ouakam porté par Arnaud Rabier Nowart et destiné à mettre en place des ateliers et des formations artistiques pluridisciplinaires avec comme axe l’environnement en Afrique.
Mais aussi les Electronic Music Awards avec la remise du Qwartz Arts Nouveaux Médias 2012 des “Sound in Process”. À mon sens, c’est dans ces moments d’étonnement, ces interrogations et générosités artistiques, que réside l’originalité, la clé de la réussite du Festival. Une succession de points forts qui font de cette 3e édition un opus d’excellence, afin que tous, artistes, publics et collectivités, y prennent plaisir.

Leïla G. Voight
Fondatrice du Festival a-part